retourné d'où il était venu
sans retrouver qui il était
ce petit môme dans le jardin
du parc presque campagnard
au milieu de la grande capitale
que sont devenus le square,
le bac à crottes, les pelouses
des mètres carrés de béton
souvent élevés de big tours
et grande arche sans habitants?
le banc, celui de droite surtout,
souvent repeint par le gardien
celui avec son bleu et sa casquette
où est-il? dans une cour intérieure
pour décor sans aucun utilisateur
plus de mères, regardant rejetons
partager cris, pleurs et bousculades
plus de vieux, plus de retraités parlant
et racontant leur vie une dernière fois
qui ils étaient et qui ils avaient été
que sont devenus les titis du quartier
Louis, Paul, Robert et les petites Marie
laissés là un jour de l'an cinquante
pour gagner la proche province révée
sans retour espéré sur la capitale
ne sont-ils pas devenus des parents,
aujourd'hui, papy, mamy, pépé, mémé
avec l'espoir d'aller encore au square
du petit jardin tellement campagnard
du grand parc de la si belle capitale?
a-t-on vendu à quelques gros richards
ce square dans le jardin campagnard
du parc de la capitale? sûr, sans doute
partis à jamais, plus de chants, de bruits,
de cris, de joie, d'échange et d'amitiés
tout anéanti, sans espoir de retour, ni rêve,
pour des profits sans nom et sans gêne
ne permettant même pas le voyage aller
vers un monde plus heureux dans le square
du jardin campagnard du parc de la capitale
:
les difficultés ou l'exaltation de créer, un jour faste , un jour galère, des recherches de solutions suuccédant à des cumuls de problèmes, la vie d'un livre n'est pas une simple suite de mots et de maux mais une avance progressive vers l'édition,la communication.....