un vrai roman de 250 pages
à votre disposition directement chez moi
et aussi
des aquarelles(133) pour un récit de 30 ans de voyages en Irlande
un vrai roman de 250 pages
à votre disposition directement chez moi
et aussi
des aquarelles(133) pour un récit de 30 ans de voyages en Irlande
enfin, j'ai fini d'écrire
pour mieux vous dire
un vrai roman,un vrai
je suis franc avec vous,
le plus dur dans l'histoire
il faut trouver à le publier
là, commence la galère
cela vous coûte plus cher
que le roman peut gagner
aucun éditeur ne vous dira
pour vous, ce sera modeste
gratuit c'est pour les people!
chercher, trouver, imprimer,
un exemplaire à visionner
bientôt il sera à disposition
le coût dépend de la qualité
pas de l'histoire ni de l'auteur
mais de la couverture et du papier!!
déjà plusieurs semaines sans vous lire
de mon plein gré sans votre autorisation
me suis permis sans honte de ne pas dire
mes ressentis et pourtant ce n'est pas vide
la vie stressante et polluante de nos jours
économiquement de plus en plus difficile
politiquement incompréhensible pour moi
je devais me réveiller de ce marasme sinon
ma tête explosait, mon portefeuille se vidait ,
les queues des new-pauvres s'allongeaient
comme en 1870 inexorablement aux Restos
je devais gueuler, et je gueule, ras le bol,oui!
un jour, il faut bien réagir, et ne plus accepter,
faire la quête, oui, mais toujours sans solutions
toujours devant un fait énorme et plus contraints
devant des gens qui ne comprennent rien ou trop
ces mains qu'on imaginaient réunies pour aider
ne devront-elles pas se souder pour se défendre
toutes issues des mêmes êtres encore humains
tendre vers un équilibre où chacun peut exister !!
depuis hier, on est sûr,
on a partagé un temps
un bail de trente cinq ans
se retrouver deux à table
menu au choix de chacun
Restau Le Bengy à Nevers
sans connivence aucune
mêmes choix sur la carte
avec un Graves de Smith
Kir royal offert à l'apéritif,
avec croutons au fromage
et amuse-gueule délicieux
foie gras poëlé sur mousse
filet de turbot avec haricococo
pain de campagne croustillant
un plateau de fromage régional
et blanc de chêvre aux herbes
timbale de cerises aux sorbets
pour la route, un bon café noir
pate de fruit abricots et croquet
sans oublier bougies festives
en devisant avec notre hôtesse
qu'il y avait en ce temps si loin
un même soleil de fin de saison
(dédié à ma femme et à toute l'équipe du Bengy)
c'est très beau la campagne!!
à six heures chaque matin,
réveillé par le coq chantant,
accompagné d'un concurrent,
bercé par moults intonations
de faux pétards automatiques
chassant sangliers et rodeurs
du maïs pas encore modifié !!
c'est très beau la campagne!!
les cultures déjà sponsorisées,
lors des semailles par l'Etat,
indemnisées très fortement
pour dégats de gibier oblige
des pourboires conséquents
chasses nuisibles dans maïs
avant une récolte nourricière
c'est très beau la campagne!!
des tracteurs de toutes couleurs
américanisés et démesurés
des quads sans gène à tout va
nombreux quatre-quatre rutilants
des tondeuses peu domestiques
et mini-tracteurs aussi bruyants
taille-haies et bruits épars entendus
c'est très beau la campagne!!
les ronciers porteurs de mures
broyés avant toute récolte volée
les pommes de terre dans champ
hersées et enfouies avant glanage
le soleil haut et chaud de l'été indien
sans ombre salvatrice arbres arrachés
même les haies disparues avec oiseaux
c'est très beau la campagne!!
débardage des forêts de sapins
toujours plus longs et au lointain
jamais sécurisé ni même autorisé
pillage des rivières dès la source
par débardeurs, camions et tracteurs
exploitée normalement en préservant
possible par effort de réflexion basique
c'est très beau la campagne!!
heureusement qu'il y a du potentiel
tout s'amenuise, tout se détériore
ne réduisons pas trop l'essentiel
gardons un peu de nos campagnes
l'Amazonie et chez nous, même combat
je l'aime et j'y reste encore, encore un peu
jusqu'à demain, ce sera forcèment différent.
à midi, nous retrouver ensemble,
quatre normaliens nivernais d'hier,
des ex-soixante huitards retraités,
mis hors cadre par l'administration,
après quatre décennies d'ouvrage,
partager un repas au restaurant,
en Mouesse, au Morvan, à Nevers,
avec Annie, venue de son bon Midi,
Sam, délogé du hameau de Meuré
Deux Bernard, un à peine en retraite
l'autre courant entre deux réunions
partager un moment festif ensemble,
avec un Ecossais offert et sans glace
un Sancerre, un blanc, frais et fruité,
un lalande de Pomerol, noble, à point
sans amertume et aucune nostalgie,
oublier un instant toutes ces années
dire par petites touches très discrètes
en couleurs nettes vraiment apaisées:
nous avons existé un peu ensemble!
nous avons existé longtemps séparés
nous existons encore, heureusement!
il nous manque déjà quelques copains
Michel, major, toujours le premier partout,
Nicole, tous deux au cimetière à Verneuil,
Gérard, mon camarade de communion,
toujours sur une trajectoire de déviance
René, l'indomptable,bien trop tôt,disparu
comme Coluche, avec arrêt sur image
tous les autres, toujours ici ou ailleurs,
en espérant l'année prochaine regarder
quelques yeux connus et bien reconnus
pour savoir comme le dernier soir de juin,
quarante ans plus tôt, sans bien connaitre,
"à un de ces jours, nous nous reverrons"
et Jacques de dire: " ce n'est pas certain"!
dédié à tous ceux qui se reconnaitront et à ceux qui ont meublé notre mémoire
ce soir, j'ai un coup de blues,
après diner, dans mon jardin,
me promener, presque nuit,
la lune derrière le chêne,ronde,
ce soir, j'ai un coup de blues,
l'été, le bel espéré,en fin de vie,
ce sera long avant un vrai retour
y penser me bouleverse tellement
ce soir, j'ai un coup de blues,
le manque de lumière, la brume,
frustré du manque de chaleur,
toujours un mince espoir indien
ce soir, j'ai un coup de blues,
quelque soit les jours à venir
l'été n'aura pas été à la hauteur
chaud, froid, humide, trop, trop,
ce soir, j'ai un coup de blues,
peu de chance de voir la nuit
les étoiles filantes, les avions,
les trajectoires des satellites,
j'ai un coup de blues, ce soir
donnez-moi un réconfort rapide
quelques carrés de chocolat noir
pour voir l'avenir bien plus clair!
on tombe parfois sur des documents
gardés sans intéret mais conservés!
pourquoi? par exemple ce bulletin-là !
le trimestriel de mars de la cinquième
il contient la plus mauvaise annotation
une appréciation béton d'un professeur
" avec une attitude parfois insolente "
et deux traits rouges rageurs et nerveux
en le revoyant et en l'appréciant vraiment
devant moi défilait une bien belle époque
celle d'une adolescence plutôt studieuse
des années de croissance d'après-guerre
Brigitte Bardot nous faisait tourner la tête,
ses photos nues se vendaient cher en douce,
la mienne me servait que de marque ta page
le prof de Sciences énervé me l'a déchirée
première rebellion contre la forte institution
je ne comprenais pas du tout cette réaction
je n'ai jamais racheté de photo, non, terminé
seule, me restait la marque indélébile du délit!
les goûts changeants, les idoles aussi défilaient
surtout la gente féminime française au minimum
France Gall gagnait ma préférence rapidement
même si Gainsbourg la faisait jouer à la poupée!
Marie Laforêt vint naturellement l'a remplacer
spéciale, avec de tels yeux, tout à croquer
à se laisser faire sans résistance aucunement
mais elle avait pourtant de nombreuses rivales
Jane Manson, très jeune, attira tous les regards
son accent anglophone en parlant français en plus
trop belle, trop parfaite, trop désirée, trop partagée
toujours près de Joe Dassin sur les plateaux-télé
plus d'idoles, plus d'espoirs, fini , je n'étais plus fan?
si, une voix, celle de Joélle, envouté, complètement
malheureusement, rendue muette, un véritable choc,
j'ai toujours le regret de cette disparition inexpliquée
Dalida depuis des années nous tenait en haleine déjà,
avec Gigi, elle exultait, partout sur toutes les chaines
des robes, une voix, une tenue, des cheveux, longs!longs!
puis cette incompréhensible suicide, quel mal-étre !
finie l'insouciance des soixante huitards, depuis longtemps,
bercé très jeune par les textes et le rythme de Brassens,
des paroles d'injustice aux frivolités à peine dévoilées
Ferré, Brel, Ferrat en purs rebelles des maux d'alors
Barbara très appréciée pour son monde un peu à part,
mon fils découvrira toutes ses chansons et l' aimera..
commença à ce moment des temps bien plus difficiles
Joe Dassin disparu,aussi, au même âge que Elvis Presley
Même Cloclo, nous aurons l'image d'eux toujours jeunes!
Seul, notre rocker national vieillira en se bonifiant encore,
dommage que l'argent détournera notre idole du bon chemin
le bouclier fiscal aura plus d'intéret que les milliers de fans
Balavoine, plus là, mais ses interprétations quotidiennes,
les vinyles, bousculés et remplacés par les CDnumériques,
Internet semblera donner une liberté bien trop vite reprise
La SACEM , les paroliers, et les interprêtes, même combat
à chacun son âge, son époque, sa génération et sa musique
belle, extrèmement belle quand on se trouve au diapason..
ringarde quand on devient plus jeune que les autres, pardon.
musicalement le reflet de tous les êtres vivants de la planète!!!!
en plein après-midi d'été,
plusieurs voitures garées
des paroles et des bruits
que se passe-t-il au bourg
Bébé fier au beau milieu,
tenu ferme, licole serré
un homme au tablier cuir
jeune avec gants et outils
regardant de plus près,
le maréchal dit ferrant,
le "pédicure",des chevaux
faire de bien beaux sabots
aucune peur, aucun réflexe,
Bébé, lui, le trotteur en retraite
toutes ces attentions connues
pour son intéret, maintenues ,
d'abord sabot avant, bien gratté,
puis taillé, limé, égalisé, ajusté,
la corne enlevée à même le sol
Bébé regarde le résultat? bien!!
en se promenant à travers nos campagnes,
il est très bon de nous souvenir de Raboliot,
le personnage du ligérien Maurice Genevoix,
vivant dans Dame Nature sauvage et féconde
entre animaux sauvages, surtout le petit gibier,
autres poissons d'étangs ou ceux de rivières
prélever de quoi nourrir et faire vivre les siens
faire quelques argents ou quelques trocs vitaux
comment imaginer et comprendre les techniques,
qui mieux que lui avait la connaissance nécessaire
des espèces, des moeurs, des climats, des lunes,
pas de saisons, pas de répits, de la traque sans fin
qui, aujourd'hui, sait trouver la coulée, la plus fraiche
le lieu de passage le plus usité de tel ou tel animal,
qui sait reconnaitre dans un labour aux sillons droits
une motte de terre récalcitrante ou un lièvre embusqué
pourtant, la nature peut encore malgré le modernisme
donner à l'observateur, patient et respectueux,ces joies,
celles de contempler, d'attendre, de susciter, de jouir
du spectacle de la faune indigène terrestre ou aquatique
il n'est plus question de braconner ou de détruire sans but,
malgré les difficultés du temps actuel et du manque de travail,
il est possible de nous approvisionner sans détériorer encore
préserver ne sera et ne restera que notre seul souci majeur§